Une voyeuse aux yeux de glaces

Une voyeuse aux yeux de glaces
Elle était en retard, comme toujours. Elle marchait en titubant le long des rue les moins fréquentables de Los Angeles. Un talon cassé, les collants troués, cheveux roux en pagaille, yeux verts vide de toute expression. Elle avait pris sa dose d'héroïne, pas trop pour ne plus être capable de donné un bon rendement, mais juste assez pour supporter une autre nuit où elle se ferait déchirer l'âme et l'hymen. Elle se pressa, elle ne voulait pas le faire trop attendre. Il n'était pas le plus violent de ses clients, mais on ne sait jamais...Elle arriva au coin de la rue et mis ce masque invisible qui sépare sa vie de ce qu'elle appelait « son travail ». Elle aperçu la limousine noire dissimulé dans l'obscurité. La porte s'ouvrit.

-Tu es en retard. Balbutia un homme couvert de sueur. Cet homme en question se nommait Aron Springer : dans la cinquantaine, à moitié chauve, gras comme la plupart des américains, il était propriétaire d'une compagnie d'assurance. C'est tout ce qu'elle savait sur son compte et c'était bien assez. Le seul compte qui l'intéressait était le sien après que cette débarbouillette humaine lui ait donner son chèque.

-Relaxe...tu as déjà chaud et ce n'est même pas commencé.

-Toi aussi tu aurais chaud si tu avais ma femme au cul ! Et en plus, j'ai des problèmes au bureau. Je crois qu'ils se doute de quelque chose...

-Et alors, en quoi est-ce mon problème? Pourquoi la majorité des clients se sentent obliger d'évoquer leur femme, sincèrement qu'est-ce que j'en ait à foutre? D'ailleurs, j'ai pitié de cette pauvre femme qui doit se coltiner un tel mari. Pas étonnant qu'elle ne veut plus le baiser...

-Assez parler, plus vite nous commencerons, et plus vite je serais à la maison. Tu les as?

-Mais moi je suis une professionnelle mon chère monsieur. Extra large, large, small, extra sma...

-Extra large! Dit-il avec une pointe de fierté dans la voie.

Comme ton tour de taille, gros porc...

-Après tout ce temps, tu devrais le savoir...

-Tu n'es pas le seul chat que j'ai a fouetté! Le fouet ça je connaîs.

Pendant qu'il déboutonnait maladroitement son pantalon fraîchement repassé (sans doute par sa femme) , elle remarqua le chauffeur de la limousine qui l'observait à travers le rétroviseur, ou devrais-je dire la chauffeuse. Embarrassée, la voyeuse pencha la tête et ses magnifique yeux bleus disparurent du petit miroir.

-C'est qui elle? Steven ne travaille plus pour toi?

-Hein de qui? Ah...elle, c'est l'agence de limousine qui me l'a envoyé. Steven à changer de ville.

-C'est moins pratique, tu devras acheter son silence. Pas comme avec Steven, le sien était gratuit, il était muet!

-Steven n'avait pas à se plaindre, il pouvait se rincer l'½il gratuitement... et de toute façon l'agence ma dégoté cette fille, à ma demande spéciale.

-Parce qu'elle est mignonne?

-Non, parce qu'elle ne parle pas un mot anglais! Regarde. Hey! Qu'elle est la différence entre une dinde et toi? Aucune, j'ai tout les deux envi de vous farcire! Ha! Ha! Ha!

Seigneur...peut-être que si j'embrasse cet imbécile il voudra la fermer.

-Très drôle, mais on n'a pas toute la nuit. Est-ce qu'elle va regarder? Demanda-t-elle, impatiente d'en finir.

-J'en sait rien...t'a qu'a lui demander.

Elle s'avança vers le siège conducteur avant de lancer :

-Excuse-moi...Parles-tu français? eh... Hablese espanol? ou...Vy govorite po-rousski?

-Da... Répondit-elle timidement.

-Elle parle russe! Le surprise fut telle, qu'elle se cogna la tête contre le plafond du véhicule.

-Et alors?

-Alors rien...à l'attaque.

-Tu ne lui demande pas si elle regar...

-Non, je ne connaît pas bien cette langue, elle n'a qu'à faire ce qu'elle veut.

Rien n'était plus faux, elle connaissait ce langage sur le bout des doigts, c'était d'ailleurs sa langue maternelle, mais il ne faut pas aborder ce sujet, du moins pas tout de suite. De toute façon, se doigts étaient occupés à autre chose...

Ce fut bref, certains disent que le sexe est un art, d'autres une discipline, la vérité c'est que le pauvre Aron n'a rien d'un artiste et encore moins d'un athlète. Elle se rhabilla à la hâte, prit son chèque et partie sans un mot. Elle avait assez donné dans l'oral pour ce soir. Arrivé à son appartement, elle se dévêtis puis alla prendre sa douche. En revenant du travail, c'était la première chose qu'elle faisait. Ses larmes se confondaient avec l'eau qui lavait son corps ainsi que son esprit troublé. Une cassure de plus. Combien de temps les fondations tiendraient-elles le coup? C'était la routine, la sienne. Seulement, ce soir, il y eu quelque chose de différent, une naissance...celle d'un sourire. Causé par deux prunelles indiscrètes.
Elle a regardé...

# Posté le jeudi 26 février 2009 16:41

Modifié le dimanche 19 juillet 2009 15:21

Meilleure chance la prochaine fois...

La semaine se passa comme d'habitude : clients, delear, clients. Les même habitués. À l'exception d'un petit nouveau, un puceau de 17 ans qui dépensa son argents durement gagné, afin de perdre sa virginité entre les cuisses d'une inconnu. Il se nommait...elle l'avait oublié. Qu'elle importance après tout? Cependant, elle avait de la peine pour ce pauvre garçon, qui de toute évidence n'avait su plaire a aucune fille (avec raison). D'une certaine manière, elle se sentait un peu plus utile...façon de penser!

Elle se préparait, plus mentalement que physiquement, à aller à son rendez-vous avec une belle grande noire...la limousine d'Aron!

Quand elle fut finalement arrivé, elle fut surprise de l'individu qu'elle découvrit en ouvrant la portière. À la place de l'homme bedonnant se tenait une belle jeune fille qui ne lui était pas inconnue.

Conversation en Russe

-Où est Aron? Elle tentait d'être le plus froide possibles, c'était comme ça dans le métier. Elle évita tout contact visuel.

-Il est en voyage d'affaire pour quelques jours.

-Il aurait pu me prévenir par téléphone, comme ça nous n'aurions pas eu à nous déplacer toutes les deux!

-Il n'est pas au courant de ma venu ici. Elle baissa la tête, comme si elle avait quelque chose à se reprocher.

Elle contempla longuement la jeune femme qui se tenait devant elle : teint pâle, corps frêle, cheveux noir en bataille(qu'elle avait sûrement perdu ) et yeux bleus à vous glacer le sang. Tant mieux, c'est justement ce qu'elle tentait de faire : garder son sang froid!

Elle se racla la gorge :

-Donc tu veux recourir à mes services? Pourtant tu n'as pas l'air d'en avoir besoin.

-Je veux simplement parler...

-Perte de temps, et le temps c'est de l'argent. Elle se préparait à quitter, quand :

-Non attends! J'ai de l'argent. Elle sortie un petit sac remplis de billets.

La rouquine fut attendrit par le geste, et tenté par la misérable somme que lui offrait la jeune femme, mais ce n'était pas dans les règles. Elle sortit alors le rire le plus détestable qu'elle avait en réserve.

-Ce n'est pas assez, désoler.

Juste avant que la porte se referme, elle entendit la voix lui dire trois mots, trois mots qui hanterais ses 7 nuits à venir :

- Je m'appelle Yulia.

En quittant, elle se surpris à murmurer un...moi c'est Lena.

# Posté le mercredi 04 mars 2009 00:36

Modifié le samedi 26 septembre 2009 19:09

Entre ses griffes

Entre ses griffes
Pendent trois jours, Lena ne pu s'empêcher de penser à ce prénom... Yulia, mais qu'est-ce qu'elle me veut celle-là? Elle n'est pas capable de se faire d'amis! C'est vrai que le russe n'est pas couramment parlé à L.A. De toute façon, je n'ai pas envi d'être un prix de consolation, d'être le dernier recours... pour ça j'ai assez donné.

Pour ce changer les idées, elle décida de sortir en boîte. Le club X était le lieu de rencontre des gens les moins fréquentable de Los Angeles. S'il n'en tenait qu'à moi je rebaptiserais cette ville « Los diablos » ! Là bas, elle devait y retrouver des filles qui s'apparentait assez bien au concept d'amies. Il ne fallait pas oublier la règle numéro 3 de se métier : il n'y a pas d'amis, juste de la concurrence. Mais pas ce soir, ce soir c'était à son tour de se payer du bon temps.


Mirana, la seule qui mérite d'être nommé, lui fit signe de la main.

-Lena! Approche. Ça fait longtemps...

-Oui, je suis assez débordé en se moment.

-Il n'y a pas que ça qui déborde. Fit remarquer une fille à l'endroit du décolleté plongent de Lena.

-Ne fait pas attention à elle. Chuchota Mirana. Elle éleva la voix pour que la principale intéressée l'entende :

-Sa poitrine est aussi plate que sa vie et sa liste de clients aussi vide que sa tête!

La fille ne dit rien, elle savait qu'il ne fallait pas chercher Mirana, des faux ongles ça fait très mal...

-Merci. Parfois je me sens dépassé, ces gamines n'ont même pas 18 ans!

-Tu parles comme ma grand-mère. En fait, si j'en avait une...

-Je vais bientôt avoir 22 ans, tu te rends compte?

-Et alors, les hommes préfèrent les femmes d'expérience comme toi et moi. Qu'est-ce que ça change qu'on ait plus de kilométrages au compteur? En parlant d'homme...

-Bonsoir mesdames.

C'était Karl, mais tout le monde le surnommait Cat. C'était l'homme à la tête du plus gros réseaux de drogue et de prostitution des environs, réseaux auquel Lena avait jadis fait partie. Dans la cinquantaine avancé, ses cheveux grisonnant lui donnait un certain charme, il faut avouer qu' il n'en avait pas besoins pour se trouver une fille, car pour faire parti de la grande « famille » il fallait passer une audition...et pour toute audition il y a un juge.

C'est lui qui avait recueillie Lena, alors qu'elle n'avait que 17 ans. Elle s'était enfuit de chez elle, pour des raisons que vous découvrirez bien assez tard (dans ce genre de situation c'est toujours trop tard...) , seulement le chez elle en question se trouve sur le continent opposé. C'est ce qu'on appelle une fugue à longue distance. Il avait décelé un certain potentiel en elle et l'avait recruté. Depuis ce jour, elle était logé, nourrit, habillé (pas beaucoup, mais quand même) en échange, elle partageait ses revenus. Seulement la carrière d'une prostitué est assez courte, à 20 ans (l'âge maximum) elle se retrouvait à la retraite.

-Désoler, lui avait-il dit. Je t'aime comme ma fille, mais tu connaît la règle numéro 7 : Rien en haut de 20 ans.

-Rien, c'est sans doute ce que je représente à tes yeux. Rétorqua-elle une valise à la main contenant ses maigres avoirs ainsi que les morceaux de son coeur meurtrie.

-Ne dit pas ça...

-Tu parles d'une famille! Et elle quitta sur ces mots l'homme qui lui avait servit de substitut de père. Mis à part qu'au lieu de lui appendre à monter une bicyclette, il lui avait appris à monter un homme.

Tant mieux, je serai responsable de ma propre source de revenu, de mon propre corps. Sale con!


Elle ne lui en voulu pas...longtemps.

-Salut Cat. Je vois que tu as une nouvelle porté? Dit t-elle d'un ton détaché tout en regardant l'attroupement de jeunes filles dans le coin du bar.

-Des chattes encore sauvages, il ne me reste qu'à les dompter. Je leur enseignerai les règles.

Les règles...pensa-t-elle.

-Bon, j'ai été ravis de te revoir mais... Elle n'avait aucune envie de gâcher sa soirée dans des souvenirs douloureux. Son passé était parsemé d'erreurs, erreurs dissimulées sous une couche de correcteur, mais il suffit de gratter un peu pour les voirs réaparaître...Cat faisait partie de ces bévues.

-Mais tu as mieux à faire. Je me trompe?

- En fait je voulais...et puis merde!...Tu...tu viens Mira, on va danser? Elle prit la main de son amie et l'entraîna sur la piste de danse sans dire au revoir au matou. Après tout, Je n'ai aucun compte à lui rendre, ma dette est affanchi depuis longtemps!

Elles dansèrent toute la nuit. Des corps entremêlés, des fragments d'humains visible à la lueur d'un vieux stroboscope se débâtèrent pour réclamer le droit de vivre. Quand elle sortit pour se libérer l'estomac, un nom et un filament de vomit était pendu à ses lèvres...Yulia.

# Posté le mercredi 04 mars 2009 00:45

Modifié le lundi 29 juin 2009 19:31

Questions d'un soir

C'était le jour J pour : Je vais enfin la revoir. Elle le niait, mais elle savait très bien qu'une partie d'elle même avait peut-être, un peu, avec de la chance, envi de lui parler de nouveau, simplement par curiosité, il était vrai que personne depuis longtemps n'avait désirer quelque chose d'autre que son corps. Elle s'avait toutefois que son devoir était de contenter Aron. Elle se prépara rapidement et sortie pour filer à la rencontre du diable.

Contrairement à toute attente, ce ne fut pas Aron qui ouvrit le porte, mais un ange au yeux aussi bleu que le paradis, enfin si elle y aurait crue.

Conversation en Russe

-Salut. Dit-la brunette mal alaise.

-Aron?

-Toujours en voyages d'affaire.

-Toi?

-Toujours intéressé à te connaître.

-Tu connaît le prix? Chaque mot lui pesait le c½ur, mais elle devait rester de marbre bien qu'elle se sentait aussi fragile que de la porcelaine.

-Tient. Elle lui tendit un chèque, convenable.

-Tu as deux heures. Elle s'assit sur la banquette de cuir en face de la brunette.

Silence.

-Alors...? Demanda Lena partagé entre la gêne et l'impatience.

-Tu t'appelle?

-Elena Katina, mais mes amis, enfin les autres m'appelle Lena.

- D'accord, moi c'est Yul...

-Yulia, je sais tu me l'as déjà dit la dernière fois.

-C'est vrai...alors, tu es Russe?

-En effet.

-De qu'elle ville?

-Moscou.

-Quel âge as-tu?

-21.

-Depuis combien de temps es-tu ici?

-Environs 5 ans.

-Pourquoi es-tu parti?

-C'est un interrogatoire!

-Désolé...je voulais simplement m'informer.

-Non, c'est de ma faute, c'est juste que je n'arrive pas à comprendre.

-Comprendre quoi?

-Pourquoi tu tiens temps à me connaître, bon je sais que les Russes ne courent pas les rues à L.A. mais tout de même.

-Parce que tu crois que je ne comprends pas l'anglais?

-Mais Aron a dit que...

-Il peut bien dire ce qu'il veut avec ses blagues de mauvais goût. L'agence voulait juste se débarrasser de ce client capricieux, alors je joue le jeux de l'étrangère. N'importe quoi pour de l'argent...peut-être pas n'importe quoi, mais...

-Tu fais allusion à mon emplois?

-Non! Eh...peut-être? C'est juste que je n'arrive pas a comprendre comment quelqu'un peux en arriver là.

-Le « là » en question tu ne peux même pas imaginer à quel point cet endroit est déboussolant. Il est facile de s'y perdre...

-Comment tu y arrives? Tu as un G-P-S de vie?

Lena eu un léger sourire, le premier d'une longue série...

- Je suis peut-être complètement nu mais il y a une énorme armure qui couvre mon esprit. Tu aurais du me voir la première fois, j'étais tellement nerveuse et contracté le pauvre homme n'en as vraiment pas eu pour son argent.

-Entre lui et toi ce n'ai pas lui qui est a plaindre.

-Ils paient pour un service, nous devons les satisfaire.

-Et sinon, comment ça marche? Demanda Yulia qui ne se sentait pas habile avec ce sujet.

-Tu veux que je te face un dessin ou un exemple?

-Non, non, je ne parle pas de ça. Je veux dire, tu es devenu...comment dire...

-Prostitué? Pourquoi les gens n'emploie pas les vrai mots!

-Oui c'est ça...prostitué. Il doit bien avoir eu un élément déclencheur.

-En effet, et il se nommait Cat.

-C'est un drôle de nom.

-C'est un surnom, son vrai nom c'est Karl, c'est le chef du réseaux qui m'a embauché à mes début.

-Tu le vois encore?

-À l'occasion, mais ce n'ai jamais très chaleureux.

-Je vois...c'est parce que tu l'as déjà aimé ?

Lena s'esclaffa se qui fit immédiatement regretter à Yulia sa stupide question hors contexte.

-L'amour n'est qu'un concept inventer par l'homme pour le réconforter.

-Je ne suis pas d'accord, il y as différente sorte d'amour, l'amour entre un homme et une femme, l'amour qui uni deux meilleurs amis, qui lie un père à sa fille, qui...Elle se tu, elle avait touché une corde sensible, elle l'avait peut-être même cassé. Lena s'était raidi d'un seul coup.

-Je dois y aller.

- J'ai fait quelque chose de mal.

-Non pas toi, lui.

-Qui?

Mais elle était déjà loin, elle laissa le chèque sur la banquette, elle n'avait jamais eu vraiment l'intention de le prendre. En retournant à son appartement Lena répondit à la question de Yulia : Mon père.

Yulia était seule dans la voiture de luxe, elle se tapa le front avec la paume de sa main. Pourquoi est-ce que je n'ai pu m'empêcher de lui poser toutes ces questions personnelles? Peu importe, sa confiance se gagnerait avec le temps. Elle l'espérait.
Il le fallait.

# Posté le lundi 09 mars 2009 02:05

Modifié le mardi 21 avril 2009 21:55

Dieu existe?

Lena arriva confuse à son appartement, non pas parce qu'elle était bourré, mais bien parce que cette rencontre l'avait secouer, des bribes de souvenir faisaient surfaces. Elle aurait bien voulu noyer sa peine dans l'alcool, mais c'était inutile, sa peine était une excellente nageuse!

C'est ainsi qu'une autre semaine s'écoula : Drogue, sexe alcool et... Rock and roll ? Non, pas de musique, que le même silence de solitude perpétuelle. L'ex puceau avait tenter de la rejoindre à nouveau, il avait laissé 3 messages sur son répondeur. Pauvre type. Pour tout avouer, elle n'avait guerre le temps de penser à lui, car ce soir, c'était LE soir. Elle se prépara avec un soin inhabituel, elle se permit même du rouge à lèvre, qu'elle évite généralement...de toute façon, il de tient jamais bien longtemps. Elle pria un dieu, qu'elle n'estimait pas, de faire que ce gros imbécile d'Aron ne soit pas là.

Pour la première fois de sa longue carrière, elle arriva à l'avance. Le véhicule était fidèle au poste. Les vitres teintés, qui se montraient parfois utiles, cachait les passagers...ou comme elle l'espérait la passagère.

Elle ne fut pas déçu, et pendant un bref instant, elle aurait presque cru avoir la foie.

-Je n'étais pas certaine que tu viendrais. Yulia fut un peu dérouté, il faut dire que la tenu de Lena...si l'on peut appeler cela ainsi...était assez provocante?

-Je suis là, contrairement à Aron...qui est? Elle tentait de cacher sa joie du mieux qu'elle le pouvait.

-Occupé à sauver son couple! C'est leur anniversaire de mariage, mais il te donne rendez-vous demain.

CLIC

-Qu'est-ce que tu fais?

-Ça ne se voit pas? Je verrouilles les portières, pour que tu ne puisses pas t'échapper.

-Tu es une genre de tueuse en série qui ramasse les jeunes filles sur le trottoir? Ironisa-t-elle.

-Ouais, et je me suis débarrassé d'Aron, il est dans le coffre.

-Je devrais appeler la police!

Yulia sourit à cette remarque .

-Tu devrais avoir peur?

-Pourtant ce n'est pas le cas, au contraire...

Il y eu un long silence, mais celui-ci était différent de ces prédécesseurs, aucune trace de malaise ou de gêne ne l'habitait. Elles se contemplèrent un moment, puis Yulia le fissura :

-Qui es-tu? Qui est Lena Katina?

Elle réfléchis un moment.

-À toi de le découvrir.

-Tu comptes m'aider un peu?

-Ça serais moins drôle!

-Ce n'est pas grave, je résous toujours les énigmes.

-Et toi?

-Moi quoi?

-Qui est Yulia eh....quel est ton nom de famille au fait?

-Volkova.Ça t'intéresse vraiment?

-Oui, bien sûr que...que tu m'intéresses.

-D'accord, mais c'est donnant, donnant.

-Et....s'il y a des sujets que je préfère éviter?

-Genre?

-Famille et enfance.

-Pas de problème.

C'est ainsi que commença une conversation, une vrai conversation. Un déluge de questions, un reflux de réponses. Des informations aussi désuète que la marque de leur shampoing à aller jusqu'à leurs envies, leurs espoirs, leurs pire craintes.

-Mmmmm....Josh Hartnett! Répondit Yulia, après un court moment de réflexion.

-Tu veux rire, c'est pas un acteur. Tu craque que pour ça belle gueule avoue.

-Il était pas mal dans Pearl Arbor.

-Pas mal foutu...oui!

-Tu prends de la drogue?

-Ça t'es venu comme ça cette question? Répondit Lena un peu dérouté.

-Ben...oui.

-Oui, je prend de la drogue. C'est essentiel à notre métier. Les professeurs ont un tableau, les comptables une calculatrice, les prostitués leur dose d'héroïne.

-Et comment tu te la procures?

-Cat. Il connaît beaucoup de gens très influents. Dit donc, tu ne serais pas intéressé pas hasard?

-Moi, prendre de la drogue? Non, c'est juste pour savoir.

-Tant mieux.

-Ce n'est pas dangereux, avec la police et tout...

-La police! Elle se mit à rire. Cat les a dans sa poche. Je vais te confier un secret : Les dealers vendent de la drogue aux prostitués, les prostitués couchent avec les flics et les flics ferment les yeux sur pas mal de trucs illégaux. C'est le cercle vicieux que Cat à instauré mais, rien n'est plus vicieux que Cat, croit-moi.

- Intéressant... Quel heure il est?

-Environ 6h30 du matin.

-Ça fait plus de 5 h qu'on parle!

-On dirait.

-Je doit aller chercher Aron chez lui dans 2 heures. D'ici là je pourrais t'emmener prendre le petit déjeuné, je connais un endroit où il font les meilleurs donuts. Qu'est-ce que tu en dis? Bien qu'elle ait formulé sa question d'une manière détaché, elle, elle ne l'était pas. La brunette s'était attachée à Lena et appréhendait sa réponse.

-Je ne crois pas que ce soit une bonne idée...

-Je vois.

-C'est que, je ne suis pas vraiment habillé pour aller manger. En fait, je ne suis pas vraiment habillé tout court.

-Et alors! Je m'en fiche, il n'auront qu'à regarder ailleurs. Même si ce sera s'en doute difficile.

Yulia savait de quoi elle parlait. Ces dernières semaines, elle fut surprise de constater que dans le théâtre de ses nuits c'est Lena qui détenait le rôle principal. Au départ, cela l'avait inquiété, mais elle s'était vite fait une raison. Après tout, n'était-ce pas cela son emploie, se faire désirer? Si Yulia avait été le patron, Lena aurait eu une grosse promotion ça c'est certain!


-Tu es mignonne, mais vois-tu, je ne suis pas faite pour être sortie, mais bien pour être rentré. Lena riait de sa remarque, mais elle reprit vite son sérieux en voyant l'expression de Yulia.

-Tu ne devrais pas parler de toi comme ça. Le ton était sec.

-Comme quoi?

-Un objet.

-C'est ce qu'on m'a appris.

-Tu pourrais me donner le mode d'emplois, parce que j'ai de la difficulté à te comprendre! Si tu n'as pas d'estime pour toi-même, moi j'en ai. Elle se montra plus directe que prévu.

-Désoler, si j'ai quelque défauts de fabrications. Elle tenta d'ouvrir les portes. Toutes verrouillées. Ouvre-moi cette porte.

-Quoi? Tu va t'enfuir, encore. Je suppose que c'est ce que l'on t'as appris.

-Exactement, alors ouvre moi cette saleté de porte! Malgré sa colère, le chagrin pouvait se lire dans ses yeux, des paragraphes de douleur...

-Désolé. CLIC. À ce soir...


Lena prit la fuite pour la troisième fois. C'était mieux ainsi, elle savait que plus elle passait du temps avec Yulia, plus elle en redemanderait. La matinée passa à une extrême lenteur, elle se recoucha en sachant très bien qu'elle n'arriverait pas à fermer l'½il. Chaque seconde était un supplice. Elle s'enfonçait dans un état semi-comateux, quand :

DRING !...Foutu téléphone... DRING!...Ta gueule!...DRING...Qu'est-ce que je raconte un téléphone ça ne parle pas...DRING!

-Allo! (Même Satan aurait été plus gentil)

-Eu...est-ce be..be..bien Madame Ka...Katina?

Elle le reconnu tout de suite, le puc...l'ex puceau. Elle soupira.

-Victor c'est ça ?

-Daniel.

-C'est ça...Daniel...comment as-tu eu mon numéro?

-C'est facile, de nos jours avec...avec Internet on peut tout faire.

-Je suis entièrement d'accord. Alors pourquoi tu ne te contente pas de regarder des vidéos comme tous les adolescents pervers de ton âge?

-Je vous...vous avais laissé un message.

-Désoler, je ne regarde jamais ma boîte vocal. Donc, tu veux une autres « rencontre »?

-Si cela ne vous dérange pas.

-Maintenant. Tant qu'à me morfondre!

-Par...Pardon?

-Maintenant ça te dit?

-Ma mère est partie pour la journée...elle ne revient qu'à 19h. Vous n'avez pas oublié mon...mon adresse?

-Ça devrait aller David.

-...C'est Daniel. Mais elle avait déjà raccroché.

# Posté le mardi 10 mars 2009 20:31

Modifié le samedi 14 novembre 2009 01:03